
L’amiable, vous en avez entendu parler ?
Oui, sûrement, et vous vous dites sans doute que c’est bon uniquement pour ceux qui s’entendent déjà bien.
MAIS sinon à quoi bon !
Pourquoi discuter puisqu’il ne m’écoute pas ?
Pourquoi se rencontrer puisque je ne peux plus voir mon associé en peinture ?
Pourquoi négocier puisque je veux juste ce à quoi j’ai droit ?
Pourquoi négocier plutôt que plaider ?
Parce que :
Face à un Juge, la décision demeure par nature incertaine (« le fameux aléa judiciaire »), éloignée dans le temps (les délais devant nos juridictions sont trop longs…), et coûteuse (en temps comme en argent).
En choisissant la négociation, vous évitez ainsi une décision :
L’objectif est d’aboutir à une solution individualisée et apaisée, dans laquelle vous êtes pleinement acteur. Les avocats sont à vos côtés pour vous accompagner dans la recherche d’une issue acceptée.
Avec votre avocat, le processus demeure confidentiel jusqu’à son aboutissement.
Parce que vous êtes le mieux placé pour déterminer ce qui est bon pour vous. Et une solution amiable est celle qui vous convient, précisément parce que c’est vous qui la validez
Comment ?
D’abord en vous écoutant, pour discerner votre réel besoin, pour lequel la réponse n’est pas forcément un article du code civil ou du code du travail.
Les périodes de crise (séparation, deuil, maladie, licenciement) qu’une personne traverse sont tellement anxiogènes qu’elle ne sait pas forcément discerner, derrière la peur ou la colère, ce qu’elle désire vraiment.
Beaucoup d’avocats sont formés au règlement amiable des litiges.
Ils pratiquent une véritable négociation : celle qui favorise la collaboration et permet ainsi un « gagnant-gagnant ». C’est la méthode de la Négociation Raisonnée dite de « Harvard », aux effets reconnus.
La grande majorité des avocats du Barreau de Lille s’est formée à la Négociation Raisonnée (méthode HARVARD) et sait mieux entendre votre réel besoin.
Les avocats du Barreau de Lille développent les Modes Amiables de Règlement des Différends (MARD) afin de mieux les adapter aux besoins de chacun :
Parfois, il peut vous être proposé le recours à une médiation : un espace confidentiel avec un tiers neutre, formé, impartial, avec lequel on peut « vider son sac » pour mieux restaurer une relation.
Une fois votre objectif cerné, des rencontres sont proposées avec votre interlocuteur.
Eh oui, on évite d’employer le terme d’adversaire pour celui qui reste le parent de vos enfants, celui qui reste votre cousin et pas seulement votre ex-associé, ou votre fournisseur incontournable sur la place, ou votre voisin dont les enfants sont dans la même classe que les vôtres…
À ce stade, un accord peut déjà être trouvé et la situation est désamorcée.
Un acte d’avocat peut être signé et facilement homologué par une juridiction. Autrement dit, on retrouve la force d’un jugement, issue d’un processus maîtrisé et dans un délai prévisible.
POUR QUI ?
Tous les domaines sont concernés, sans doute moins le pénal — encore que les choses évoluent — et, en matière de violences, les avis demeurent partagés.
Les avocats savent discerner si l’amiable est envisageable.
QUAND ?
Tout le temps.
Dès le départ, et avant tout procès, les parties et leurs conseils peuvent convenir de s’engager dans un processus amiable.
Une fois la juridiction saisie, ce n’est pas trop tard.
Les avocats peuvent s’accorder sur un calendrier de procédure (Instruction Conventionnelle Simplifiée ou Procédure Participative de Mise en État).
La juridiction leur proposera un audiencement prioritaire dans cette hypothèse.
Les magistrats peuvent ainsi vous proposer une ARA (Audience de Règlement Amiable). Ces audiences ont vocation à se développer davantage.
Si vous êtes arrivés jusqu’ici, il vous reste à découvrir la signification de MARD !
Parce que chaque profession a son jargon, les avocats ont inventé MARD pour Modes Amiables de Règlement des Différends.
En résumé, on fait autrement qu’assigner, plaider, attendre un jugement, faire appel…
Le binôme avocat-client avance ensemble vers la meilleure des solutions : la vôtre.